L’ancien Ministre des Sports est resté fidèle aux côtés du président Paul Biya pour un Cameroun unis dans sa diversité.
Oui, nous sommes prêts à organiser une Coupe du monde » ; cette phrase du Ministre chargé des missions à la Présidence de la République à la Crtv en décembre 2024 peut être osé, mais c’est la réponse d’un homme de mission de retour des Caf Awards. Ce soir-là, le Cameroun a reçu le prix de la meilleure organisation d’une compétition continentale, une reconnaissance de la Caf et de la Fifa. Au Nom du Président Biya, il recevait le prix dé- cerné au Cameroun des mains des dirigeants du football africain et mondial. Après la cérémonie, il va déclarer que : « Nous sommes prêts, nous avons les stades qu’il faut pour cela. Nous avons les structures d’accueil qu’il faut pour cela. Nous avons eu à faire le tour des stades il y a quelques années avant la Coupe d’Afrique des Nations et je puis vous dire que les stades dont nous disposons figurent parmi les meilleurs stades au monde ». Il ira plus loin en précisant que : « Après avoir dit ce que j’ai dit, j’ai eu un entretien en aparté avec les dirigeants de la FIFA qui reconnaissent que le Cameroun est en mesure de recevoir une compétition internationale. Il y a différents types de compétition. Il y a les jeunes, il y a les compétitions féminines avant d’arriver à la grande Coupe du monde mais nous sommes en mesure d’organiser une compétition, je le redis, de rang mondial au Cameroun ».
Mbarga Mboa : vent debout contre le tribalisme…
Au lendemain de la présidentielle 2018, le tribalisme et la haine ont pignon sur rue au Cameroun, le vivre- ensemble est fortement menacé. En 2019, Philippe Mbarga Mboa va prendre son courage pour défendre la REPUBLIQUE : « Je suis un homme politique, je vous encourage à vous mettre résolument derrière l’homme (Paul Biya) qui fait que nous soyons en paix. L’homme qui fait que je vous dise que tous les Camerounais sont chez eux. C’est un langage de fraternité (…) comme vous, je lis WhatsApp, Facebook, et je vois des choses dans lesquelles je ne me reconnais pas. Le tribalisme ne doit pas vivre ici au Cameroun ». Mbarga Mboa s’est dit fier de ce « Cameroun que nous ont légué les ancêtres » et qui était débarrassé du tribalisme. Il rassure beaucoup d’enfants nés à Yaoundé et qui ne sont jamais allés, ou qui vont rarement dans les villages de leurs parents, ils sont « chez eux à Yaoundé », tranche- t-il.
Quelques années avant, en 2016, le Ministre Mbarga Mboa était déjà en tête de file des élites du Mfoundi qui sont sortis pour dénoncer les actes de tribalisme. A cette époque, 44 grandes familles du département se sont réunies pour redire leur attachement aux valeurs d’unité et d’hospitalité. En tant qu’une élite influente du Mfoundi, il évoque un mémorandum rédigé et publié dans la presse et qui tente de stigmatiser certains camerounais : « Ce document ne saurait engager les ressortissants du Mfoundi dont les grandes familles ne reconnaissent pas avoir donné mandat à qui que ce soit pour parler en leur nom. Les propos tenus dans le document ont été taxés de contraires à la tradition d’hospitalité de ce peuple et en opposition avec le discours d’unité prôné par le président de la République. » L’appel lancé par Phillipe Mbarga Mboa se révélait ainsi comme un chant à l’unisson que devrait épouser tous les Camerounais épris de paix et soucieux du vivre ensemble.








